La blessure de rejet et le masque du « fuyant » 

Le rejet ou « fuir plutôt que d’être rejeté » 

Celui qui souffre de cette blessure se sent rejeté dans son être tout entier et même dans son droit d’exister, sa légitimité.

C’est l’une des premières blessures à se manifester. Elle peut même se ressentir dès la naissance, voire in utero : Des parents qui attendent un garçon alors que c’est une fille qui est à naître ou vice versa, l’enfant non désiré qui arrive par accident…
Se sentir rejeté à cause des remarques, comportements, colère de ses parents même si ce n’est pas leur intention.

Dès lors que l’enfant se sent rejeté, il va commencer à fabriquer le masque de « fuyant » pour ne pas souffrir.

Pour échapper à la réalité, ne pas ressentir ce sentiment de rejet, l’enfant va souvent se renfermer dans un monde imaginaire. Il va se construire un monde à lui. On dit de lui qu’il est « dans la lune ».
Il peut même penser qu’il y a eu un échange à la maternité, que la cigogne s’est trompée de maison;-).
C’est souvent un enfant sage, tranquille, qui ne fait pas de bruit et ne cause pas de soucis.

Même si l’enfant ne se sent pas de légitimité à exister, il va parfois créer des situations pour prouver et se prouver qu’il existe vraiment.
Il peut par exemple se cacher dans la maison et attendre que ses parents remuent ciel et terre pour le retrouver et se sentir ainsi bien réel.

 

Le rejet du Matériel et la quête du spirituel :

La personne fuyante ne s’attache pas aux choses matérielles, elle les considère comme superflues. L’argent ne lui apporte aucun plaisir même si elle sait que c’est nécessaire. Cela lui permet de s’échapper à sa guise.
Elle est également tournée vers ce qui est intellectuel et spirituel.
Aussi certains auront des difficultés d’ordre sexuel. Ils pensent que la sexualité n’est pas compatible avec la spiritualité ou trop « dans la matière».

 

Je suis Nul(le):

La personne qui souffre de la blessure de rejet se croit sans valeur et se pense nulle. Elle va donc essayer de faire les choses de manière parfaite pour se valoriser aux yeux des autres et donc exister.
Prêtez attention si les mots « nul » « inexistant, « disparaître » « rien » font partie de votre vocabulaire de manière récurrente. Peut-être auriez-vous un début de réponse sur cette blessure de rejet.

 

La « faute » à papa ou à maman?:

La blessure de rejet est vécue avec le parent du même sexe, que ce soit réel ou non.
L’enfant peut ressentir le fait qu’il ne soit pas accueilli ni accepté sans que ce soit la réalité.
Il fera donc tout pour attirer l’attention, les faveurs et l’amour de ce parent et sera particulièrement sensible aux remarques de ce dernier.

Si on part du principe que le parent du même sexe a pour rôle de nous apprendre à aimer, à nous aimer et à donner de l’amour, il est normal qu’en ayant cette blessure , la personne ait des difficultés à s’accepter, à s’aimer et à donner de l’amour.
On remarque également que c’est souvent le parent du même sexe qui va encourager l’enfant qui se sent rejeté à fuir. Ce parent qui, souvent, souffre lui-même de cette blessure.

 

Rester dans sa grotte et s’isoler:

La personne qui souffre de la blessure de rejet recherche la solitude.
Comme elle se considère « de trop », elle ne sait pas « gérer » l’attention de l’autre.
Comme elle ne s’octroie pas non plus le droit de « riposter » dans des situations qui la dérangent, elle préfère les éviter, les fuir. Elle va donc fuir au maximum ces occasions, les groupes, les contacts avec les gens.
Si on lui coupe la parole, elle pensera que c’est parce que ça n’est pas intéressant ou à propos, parce qu’elle sent que c’est « sans importance».
Elle confond le ETRE et le FAIRE ou le DIRE.

Elle est solitaire, à l’école, dans son travail…
Donc pour ne pas souffrir ou risquer de souffrir d’être rejetée, la personne va se faire toute petite, va vouloir devenir transparente. Elle va même finir par devenir invisible aux yeux des autres. Et moins on la verra, plus elle aura des raisons de se sentir rejetée.

 

La blessure de rejet et le corps physique:

La personne qui souffre de la blessure de rejet a un corps qui est à l’image de sa blessure : mince, étroit, qui ne prend pas ou peu de place, passe-partout… histoire de ne pas utiliser trop d’espace, ne pas être visible dans un groupe.
On peut retrouver chez le « fuyant » d’autres caractéristiques physiques telles que un corps contracté, des épaules tournées vers l’avant. Comme si la personne se repliait sur elle-même, voulait disparaître.
Elle souffre également de problèmes de peau. La peau est l’organe du toucher, du contact. Développer un problème de peau est un moyen de ne pas être approché, touché, de tenir l’autre à l’écart de sa bulle, de se couper du reste du monde.

Plus cette blessure est forte, plus la personne attire à elle des personnes, situations qui vont lui faire vivre le rejet.
Moins je me sens « choisi », plus je me sens rejeté. Plus je me sens « rejeté », plus je fuis et je disparais pour ne pas souffrir. Plus je deviens transparent et invisible, plus je me sens encore plus rejeté. La boucle est infinie.

N’oubliez pas que votre mental ne cherche qu’à vous préserver.
Il met en place des modes de fonctionnement et des stratagèmes pour vous éviter de souffrir.
Identifier et comprendre ses blessures et les mécanismes de « défense » associés sont un premier pas sur le chemin de l’épanouissement de soi.

Vous souhaitez travailler sur cette blessure de rejet? N’hésitez pas à me contacter au +33626750960 ou via le formulaire de contact